Posts Tagged: 2ème Prix

Tous les chemins mènent à Rome – Lydie Ducolomb

Joachim se souvenait très exactement du moment où il avait décidé de prendre la route. C’était une veillée de la fin de l’hiver. Toute la famille était rassemblée autour de la cheminée et l’on évoquait l’arrivée prochaine du printemps. Il somnolait paisiblement sur sa chaise lorsqu’une phrase de sa mère l’avait fait sursauter.

La tache rouge – Sarah Benkeder

Je n’arrive plus à respirer, je suffoque. L’air n’entre pas dans mes poumons et veut m’étrangler, je ne peux plus respirer, je vais m’étouffer.
Je ne sais pas où je suis, où est-ce que je suis ? Partout, tout autour de moi, tout ce que je vois : du rouge.
Du rouge et il s’emballe, s’étale, m’avale, et je ne vois rien, rien d’autre, ne suis rien, rien d’autre que ce rouge qui m’entoure, qui me cerne et je ne veux pas qu’il m’absorbe. Je ne veux pas qu’il m’engloutisse, je ne veux pas disparaitre.

La solution ultime – Anne Elise Perret

En ce matin de juillet, Edgar H. se réveilla de bonne heure. Dans sa modeste maison en périphérie de la ville, il considérait depuis quelques temps l’été comme un fléau. Autrefois, dans cette même maison qui avait appartenu à ses parents, cette saison n’avait pourtant été pour lui que synonyme de bonheur : le jardin à l’arrière de la vieille bâtisse, démesurément grand par rapport à celle-ci, s’était transformé, dès que l’arrivée des premiers rayons de soleil l’avait permis, en cour de récréation où ses camarades de classe le rejoignaient après le goûter pour une partie de cache-cache derrière les arbres ou pour poursuivre les oiseaux qui s’envolaient en sifflant bruyamment.

C’est la faute aux quanta – Alain Bremont

De l’intérêt de l’Histoire des Sciences.

Me voilà à la prison Saint-Joseph. La lourde porte de ma geôle vient de se refermer pour trente ans.

BD +36° 2538 – Florine Martinet

La pièce était sombre. Un courant d’air glacé passait à travers la fenêtre ouverte et faisait frissonner les rideaux. 

Les 4 croqueurs (Lyon 1856) – Philippe Mangeot

Accoudé à la rambarde de la passerelle Saint-Georges, Gaspard laissait flâner son regard sur l’onde en souriant aux chants mal accordés des lavandières qui officiaient en contrebas.

Un Hautbois Malicieux – Rémy Boyer

Il était tard dans la soirée quand Marianne décida de rentrer chez elle. Elle avait assez travaillé pour aujourd’hui : il était temps de retourner à la chaleur du foyer pour passer une belle nuit sans surprise.

Emprisonner – Yann Bonnard

Noir. Il fait noir. Je me sens bizarre. Je ne me sens pas chez moi. Je ne me sens pas moi. En fait, je ne sens plus rien. Je ne suis pas seul. D'autres sont là, gisants, agonisants, immobiles, vides d'expression. Eux aussi ont été capturés.

Echec aux examens – Philippe Liotard

Il aligne les opérations sur sa feuille. Table par table

Petula ou Dîner avec mes spams – Julien Rousseau

« I Love you »… Trois mots qui ont bouleversé ma vie.